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Focus sur la reconnaissance du handicap visuel

La déficience visuelle et le handicap qu’elle entraîne ont des conséquences directes sur le quotidien des personnes atteintes ainsi que celui de leur entourage. Le handicap peut prendre plusieurs formes selon le taux d’acuité et son incidence sur le champ visuel. Il varie aussi en fonction de l’âge et de l’évolution de la déficience visuelle en handicap. Mais pour éviter l’isolement des personnes à cause de problèmes de vue, sa reconnaissance reste la seule alternative. Voici comment procéder pour obtenir une reconnaissance du handicap visuel avec l’aide de ses proches et améliorer le vécu de la personne concernée selon son âge.

Les différents visages du handicap visuel ne facilitent pas l’inclusion sociale

Si la canne blanche manifeste aux yeux de tous la cécité d’une personne, elle ne résume pas la diversité des troubles de la vision. L'OMS définit d’ailleurs 5 stades de cécité. Les autres problèmes de vue n’apparaissent pas toujours comme une évidence aux yeux de tous. La déficience visuelle et le handicap vont de paire et entravent la vie des personnes touchées par les maladies de la rétine ou les accidents. Mais si chaque problème de vue n’impacte pas le vécu de la même façon, il exclut la personne : il l’isole dans ses difficultés.

La malvoyance limite les interactions sociales et les déplacements

Une baisse significative de la vue empêche de conduire et de percevoir les risques environnants. Les malvoyants rencontrent de véritables obstacles sur leur chemin pour se déplacer à l’extérieur de leur domicile. Mais les troubles de la vue ont aussi des conséquences sociales importantes : ils ne permettent pas de lire les informations utiles ni de comprendre immédiatement les expressions sur les visages. Toute la communication visuelle de notre société actuelle leur échappe.

Les maladies dégénératives invalident les personnes dans leur quotidien

Les pathologies dégénératives de la rétine voient la survenue du handicap visuel s’installer dans les gestes simples. Les personnes ne peuvent plus s’adonner à leurs loisirs préférés. La toilette, le ménage et les courses deviennent difficiles. Les repères habituels s’effacent et freinent toute initiative.

La dyspraxie visuo-spatiale monopolise toute l’attention de l’enfant dans ses apprentissages

La dyspraxie visuo-spatiale entraîne une charge cognitive trop lourde pour l’enfant : pour utiliser correctement ses yeux, il doit mobiliser toute son énergie mentale. Il n’est alors plus en capacité de s’approprier les outils pédagogiques utiles aux autres élèves. Pour suivre le programme scolaire, il a besoin de mettre en place une stratégie orale et de privilégier l’usage de l’ordinateur. Mais pour valider ces dispositifs particuliers, il faut l’accord préalable de la MDPH et du médecin scolaire.

L’accompagnement du handicap favorise l’inclusion de la personne déficiente visuelle

La détermination du taux de handicap visuel est nécessaire pour adapter l’environnement des personnes à leurs difficultés et leur permettre de vivre normalement. Il s’agit d’accompagner les personnes pour les aider à surmonter les contraintes de leur handicap et profiter pleinement de leurs droits à s’instruire, se divertir et travailler comme tout autre citoyen. L’autonomie est au cœur des enjeux d’inclusion du handicap. Évident ou invisible, le handicap mérite une reconnaissance sociale pour qu’un aménagement se mette en place. Cette inclusion offre de nouvelles perspectives aux personnes handicapées. Chaque âge nécessite une compensation spécifique. Pour une aide adaptée à la personne aveugle ou malvoyante, il faut :

  • Identifier ses besoins : des contrastes marqués, des caractères plus gros, une mise en page aérée...
  • Définir des aménagements particuliers : l’utilisation d’une loupe ou d’une liseuse, des textes en braille...
  • Accompagner son envie d’autonomie : des lunettes connectées, une auxiliaire de vie ou un chien guide

Vocale Presse pour retrouver le plaisir de la lecture en autonomie

Chez Akompas Technologies, nous avons à cœur de répondre au défi que représente l’inclusion d’une personne en situation de handicap. C’est pourquoi, vous trouverez avec Vocale Presse, le service de lecture audio de votre presse quotidienne ou mensuelle que vous attendiez. Disponible sur différents supports, Vocale Presse lit à haute et intelligible voix votre journal favori et vous permet aussi de le lire vous-même grâce à une mise en page adaptée.

Obtenir la reconnaissance de la MDPH pour réaliser son projet de vie

Avant d’être pris en charge par les organismes d’aide des personnes avec une déficience visuelle, les aménagements personnels et les aides doivent d’abord être validés par une commission de spécialistes. La première étape d’une inclusion du handicap passe donc par le dépôt d’un dossier à la Maison Départementale des Personnes Handicapées.

Les démarches obligatoires pour une reconnaissance officielle

La MDPH évalue le taux de handicap visuel à partir des informations données dans le formulaire CERFA 15692*01. Il faut également fournir un certificat médical et un bilan ophtalmologique récent. Cette étape est décisive pour obtenir un plan d’aide en adéquation avec le projet de vie décrit dans le dossier. Mais vous devrez attendre la décision de la MDPH par courrier sous 3 mois.

Les aides pour favoriser l’inclusion et la vie sociale

Lorsque la commission pluridisciplinaire de la MDPH reconnaît le handicap visuel, vous pouvez compter sur différentes aides. Elle sert d’intermédiaire auprès des instances concernées pour la mise en place des aménagements spécifiques. Une aide financière est attribuée en fonction de l’âge. Les aides techniques sont soumises à l’appréciation d’un ergothérapeute et doivent favoriser l’autonomie. Les adultes de moins de 60 ans bénéficient d’aides pour l’aménagement de leur poste de travail. Les personnes âgées peuvent demander une aide à domicile et aux loisirs auprès du CCAS de leur ville. Mais obtenir la présence d’une AVS en classe, accéder à une classe ULIS ou acquérir du matériel numérique adapté à la basse vision n’est jamais acquis d’avance. Vous aurez besoin d’un dossier solide et des conseils d’une association œuvrant pour la défense des droits des déficients visuels.

Le soutien des associations dans l’accompagnement de la déficience visuelle au quotidien

Les associations vous épaulent dans vos démarches et vous informent de vos droits. Les familles y trouvent un soutien constant. Les membres de l’association Valentin Haüy peuvent aussi vous former aux outils informatiques en vue de votre insertion professionnelle. La Fédération Française des associations de chiens guides d’aveugles vous met en relation avec un centre près de chez vous. Dyspraxique Mais Fantastique vous aide à mieux comprendre les difficultés de votre enfant.

La reconnaissance d’un handicap visuel limite la souffrance psychique des personnes atteintes de troubles de la vision. L’évaluation de la situation de handicap favorise une prise en charge adaptée et des aménagements salutaires. Elle requiert l’avis d’experts. L’inclusion du handicap visuel dans les milieux scolaires et professionnels légitime le maintien de la socialisation et encourage l’autonomie de la personne dans le respect de ses capacités. Pour les Seniors, il s’agit de leur permettre de vieillir dans la dignité et le respect de leur projet de vie. Mais le parcours reste semé d’embûches et nécessite les conseils avisés des membres des associations dédiées aux personnes aveugles et malvoyantes.



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